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lundi 22 mai 2017

La vie a de longues jambes...


Comme « la vie a de longues jambes* » ! Une de mes auteures favorites, Aminata Sow Fall, que j’aime et j’admire, m’a fait l’honneur de m’envoyer deux cartes d’invitation et un exemplaire dédicacé de son roman « l’empire du mensonge ». Merci à elle. 

La cérémonie de dédicace est prévue pour le jeudi 25 mai 2017 à partir de 16 heures 30 à Keur Birago, siège de l’association des écrivains du Sénégal (inchaAllah).





Merci encore, à Madame Sow, pour la dédicace qu’elle a griffonée sur la première page du livre :
 « Pour Takia Carvalho Fall 
une jeune consœur talentueuse
que Dieu bénisse sa plume
à vous bonheur et honneur »

Merci et ameen, tata, je m'efforce de suivre tes traces...

Merci à elle, qui est pour moi un modèle et une source d’inspiration. J’admire en elle sa force de caractère, sa discrétion, son sens de la mesure, sa piété et surtout, sa propension à toujours rester dans l’essentiel des choses, loin du matérialisme et de l’hypocrisie ambiante. Que Dieu veille sur elle. 

Certes, « la vie a de longues jambes » ! 

J'ouvre le livre et, comme par hasard, je tombe sur la page 77 ; la première phrase est de cette page est … « La vie a de longues jambes ». Cette assertion que je retrouve dans le roman de Madame Sow m’arrache un sourire, car elle me ramène cinq ans en arrière, en 2012, sur le plateau de l’émission Impressions, quand l’on a polémiqué vivement à propos de l’usage de cette  expression, qui en réalité n’est rien d’autre qu’une traduction littérale, procédé souvent utilisé en littérature. 

« La vie a de longues jambes »! me ramène cinq (05) ans en arrière...eh oui, le temps passe si vite! C'était ICI...

« La vie a de longues jambes » m'a également fait sourire il y a quelques mois, lorsque l'écrivain Abdoulaye Elimane Kane a présenté son dernier ouvrage, dont le titre est… « Philosophie Sauvage-la vie a de longues jambes ». 

Comme quoi…la vie a de longues jambes ! De toute façon, « tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », n’est ce pas ? La preuve, aujourd’hui, j’en souris !

TakiaNafissatouFall/2017

* "La vie a de longues jambes" : traduction littérale du wolof "adouna dafa goudd tank", expression pouvant être comprise comme signifiant "les voies du seigneur sont impénétrables". 

lundi 13 février 2017

Bonne lecture : Le mémorial des saints


C'est un livre dont je recommande vivement la lecture, aux musulmans comme aux non musulmans. Il est absolument magnifique. C'est un recueil d'histoires de soufis très inspirantes (même s'il faut peut-être parfois considérer la véracité des faits avec prudence). 

Pour les musulmans, les histoires rapportées toucheront  forcément vos cœurs et vos âmes, et peuvent être utiles pour se remotiver en cas de baisse de foi.  

Pour les non musulmans, ce livre permettra d'avoir une meilleure perception de l'essence même de l'Islam véridique, fondée sur l'Amour, et non la haine ou le rejet de l'autre. 

Bonne lecture. 

samedi 4 février 2017

DES DEFIS ET …DES DEFIS



Il y a quelques jours, la « communauté internationale » a célébré « la JOURNEE MONDIALE DU VOILE ». A l’occasion, l’on a invité la gente féminine à porter le voile tout au long du jour, qui pour confirmer que « le hijab » est bien une couronne pour reine fièrement couverte, qui pour manifester sa solidarité à l’égard des « vraies voilées », qui pour comprendre ce que ça fait d’être « ibadou » (comme on nous désigne par ici). Belle initiative s’il en est, que je salue vivement, car pour le vivre au quotidien, je sais ce que cela fait d’être « diabolisée », uniquement parce qu’on porte un « bout de tissu » sur la tête. Et voilà facebook transformé, l’espace d’une journée, en une « fashion runway » pour « hijabies »…Qu’Allah soit satisfait de toutes celles qui ont bien voulu célébrer cette journée pour la plus grande gloire de l’Islam.


D’autres défis sont également lancés sur la toile régulièrement, impliquant des nominations en chaîne (je te nomme, tu nommes un(e) autre qui nomme un(e) autre…), et très variés d’inspirations : défi sur les livres lus et adorés, défi sur la beauté, sur les sourates aimés, défi sur la capacité à rester figer de longues minutes durant, défi sur la générosité pour contribuer à des causes sociales…Pour être claire, je ne suis pas contre du tout, surtout si c’est « amazing », « fun », ou « pour la bonne cause » (même si je n’ai pas vraiment compris en quoi cela constitue un défi, mais bon, là n’est pas le propos). En réalité, le propos du présent post, c’est de relever qu’il y a un DÉFI qui vaut sans doute la peine d'être lancé, celui d’ "ETRE VRAI(E) EN TOUT LIEU ET EN TOUT TEMPS", notre société ayant fini d'être celle de l'apparence.


Tromperie : voilà en quoi se résument bien souvent les interactions sociales de notre époque, dans les réseaux sociaux comme dans la vraie vie…Nul besoin d’un défi, ou d’une analyse approfondie, pour se rendre compte de l’ampleur de la COMÉDIE SOCIALE qui se joue à grande échelle ; et à part une infime minorité d’élu(e)s, nous en sommes les "Acteurs/trices", portant bien souvent l'habit propre et immaculé (que dis-je, l’habit de scène) de la piété, de la générosité, de la droiture (ou whatever), en oubliant que le cœur aussi a besoin de lessive (Sisi, ce que Wolof Ndiaye appelle "FOTT KHOL YI"). L’on dit des choses qu'on ne fait pas et l'on fait des choses qu'on ne pense pas.


L’être humain est plein de contradictions internes (nitt dafa leundeum" nous dit encore Wolof Ndiaye) : Etre
un agneau tout DOUX en société mais un FEROCE lion en famille, porter le VOILE mais poser des actes aux antipodes de la PUDEUR, mener des actions sociales AU VU ET SU DE TOUS mais commettre les pires bassesses envers son prochain lorsqu'on se pense NI VU NI CONNU... les exemples sont à foison. "Wolof Ndiaye néna KOU WETT KHAM SA BOPP" (on peut tromper son monde, mais jamais soi-même, nous dit l’adage wolof). Le plus drôle, et triste en même temps, c’est que je suis consciente que ce que je pointe ici est tout aussi valable pour moi, (ça sonne comme un aveu, ou bien?), car parfois, il m’est arrivé de scruter ma vie et à ma grande surprise, d’y déceler de semblables contradictions…

Etre vrai(e) donc, le DEFI du moment…et face à l’ampleur du DEFI, une prière me vient, du fond du cœur : « Que notre apparence extérieure, nos paroles et nos actes soient, en toute circonstance, les reflets fidèles de nos convictions profondes ».


Je la formule, d’abord et surtout, pour moi-même, ensuite pour tous les "acteurs/trices" de la société. Ameen.


©2017TakiaNafissatouFall

mercredi 30 novembre 2016

Bonne lecture: NE SOIS PAS TRISTE

 « Réjouis-toi et sois heureux, espère et sois confiant. […] vis la vie telle qu’elle est, bonne, satisfaite et agréable ». Voilà en substance le message que lance l’auteur au lecteur. 


Que ce soit pour la lecture ou pour l'écriture, mes thèmes de prédilection sont le DEVELOPPEMENT PERSONNEL et la SPIRITUALITE ; alors ; quand les deux sont réunis dans un même ouvrage, c’est le pied, tout simplement… 

Des livres, j’en ai lu à la tonne et au quintal : des bandes dessinées, des romans (parfois à l’eau de rose), des manuels de droit, des recueils de poèmes, des compilations de nouvelles, des essais à relents socio-économiques ; en somme du tout… je passe mon temps à lire, et je peux dire sans risque de me tromper qu’il existe, à l’échelle mondiale, très peu de livres traitant du développement personnel sous l’angle de la spiritualité musulmane (une digression : oui je sais que j’exagère, oui je sais qu’il me reste beaucoup de livres à lire) (une autre digression: voir RETOUR A L’ESSENTIEL, de Myriam Lakhdar Bounamcha, dont j’avais déjà parlé sur le blog ) (fin des digressions). 

Ainsi, quand je suis tombée sur ce livre au gré de mes pérégrinations virtuelles sur le net, j’étais aux anges. Sans être vraiment adepte des lectures en version numérique, j’ai tout de suite eu envie de le lire ; il faut dire que son titre était racoleur, une exhortation très explicite au bonheur : NE SOIS PAS TRISTE. Je n’ai pas résisté à une invitation aussi chaleureuse et me voilà plongée dans la lecture de 480 pages de plaisir (D''ailleurs, j'ai pu par la suite me procurer la version du livre, que j'ai découverte en librairie tout à fait par hasard quelques mois plus tard). 

En ces temps troubles, où le monde va à vau-l’eau, tanguant entre violence et crise des valeurs, oscillant entre course effrénée aux richesses, égoïsme et déshumanisation, grand est le besoin de prendre connaissance et d’appliquer les principes posés à travers ce livre, qui finalement, ne sont autres que les « lois du bonheur », que nous vendent les « coachs en développement personnel », lesquelles lois convergent toutes autour de la « positive attitude », pour parler selon l’air du temps. 

Et qu’est-ce que l’attitude positive, si ce n’est vivre l’instant présent, accepter le destin, faire montre de gratitude devant les bonheurs de la vie et essayer d’en oublier les misères, faire preuve d’altruisme, lâcher-prise, méditer, cultiver la joie, développer des vertus ? C’est tout ce à quoi l’auteur nous convie à travers chacun des paragraphes du livre, loin donc de l'inquiétude, du chagrin et du désespoir.
   
Aucun ingrédient n’est laissé en rade, pour la confection d’un cocktail de bonheur à savourer au quotidien. 

En filigrane, tout au long de l’ouvrage,  l’auteur nous incite à : 
  •            la gratitude : Réfléchis et remercie, Console-toi par ceux qui sont affligés ;
  •          vivre l’instant présent : Ce qui est passé est révolu, Ton jour, ton jour ; Laisse l’avenir jusqu’à ce qu’il arrive ;
  •      l’altruisme : La bienfaisance envers autrui, Même en accueillant ton frère avec un visage souriant, Souriez ;
  •    la responsabilité : Comment te comporter face au dénigrement, N’attends de remerciements de personne, Que ta demeure te suffise, Certes la difficulté est accompagnée d’aisance, Une belle patience donc, Que les futilités ne te brisent pas, Sois satisfait de ce qu’Allah t’a attribué et tu seras le plus riche des gens ;
  •         le lâcher-prise : Ne porte pas le globe terrestre sur ta tête, Rappelle-toi le paradis dont les dimensions égalent les cieux et la terre ;
  •            l’action : Chasse l’oisiveté par le travail, Ne sois pas un imitateur, Récolte le miel et ne brise pas la ruche, Prépare avec du citron une boisson sucrée, Dis : parcourez la terre, Une pause, , La grâce du savoir, Exclu l’ennui de ta vie ;
  •        l’acceptation : Destin et fatalité, Accepte la vie telle qu’elle est, L’art de la joie, La grâce de la douleur, Ou est-ce qu’ils envient les gens de ce qu’Allah leur accorda de sa grâce ? 
  •           la foi : Et qui répond au désespéré quand il l’implore ? La compensation est d’Allah, La foi, c’est la vie, N’est-ce pas à l’évocation d’Allah que se rassurent les cœurs, La prière…la prière, Allah nous suffit et quel bon défenseur ?

L’énumération est loin d’être exhaustive.

Le livre contient de nombreuses références au Coran et à la Sunna et expose aussi des contributions de poètes, de médecins, etc...…

Je le recommande vivement. 

Le livre est disponible en ligne, notamment sur les librairies islamiques ou encore sur amazon ou fnac.  

Bonne lecture !

© 2016takianafissatoufall

Précision: Article écrit en toute objectivité, en faisant fi de toute appartenance religieuse, ainsi que de toute polémique concernant l'auteur, et en mettant l'accent juste sur la valeur du livre relativement au développement personnel et à la spiritualité. 

jeudi 13 octobre 2016

SOLITUDE

Image trouvée sur le net
Au mois de juin, j’ai reçu pleins de coups de fil et de visites. Vous avez été nombreux à m’adresser des félicitations pour le prix décerné à mon premier roman. C’était la JOIE, dans mon cœur et autour de moi.
Au mois d’août, également, j’ai reçu pleins de coups de fil et de visites ; c’était suite au rappel à Dieu de ma maman. Tout n’était que TRISTESSE en moi et tout autour.
Voilà la vie dans sa meilleure expression : une succession ininterrompue de BONHEURS et de MALHEURS.
Dans le préambule de mon roman, je disais ceci : « Je pense que la vie est bicéphale, ou alors, qu’il s’agit d’un être qui ne peut tenir en équilibre que parce que monté sur deux jambes : à côté de la difficulté, il y a la facilité, et vice-versa. Sans vouloir verser dans la fatalité, je pense que le bonheur et le malheur sont deux réalités inséparables qui accompagnent toute existence terrestre. Des nœuds immatériels les lient ensemble et les attachent à nous ».
Mame (Nous l’appelions Mame pour faire comme nos enfants, ses petits-enfants) a été une femme courageuse et digne devant les vicissitudes de la vie ; sans exagération aucune, elle était un modèle de vertu, de sagesse et de générosité. Elle ne parlait pas beaucoup, mais elle analysait tout avec sagesse. Elle utilisait tout le temps des dictons pour illustrer ses propos, toujours dans le sens de l’apaisement des cœurs. Me viennent d’elle certaines expressions, que depuis l’enfance je m’efforce de faire miens dans mon quotidien : 
- Lamm dou wett di yengou (Un bracelet isolé ne fait pas de bruit) ; 
 - kou mine sa wokh yebla (le silence force le respect) ;
- Fitna mi ngi nelow, Yalla reub na kou koy yé (La malédiction de Dieu plane sur ceux qui œuvrent à l’encontre de la paix).

Elle était discrète et réservée à l’extérieur mais elle parlait de tout et de rien avec nous ses enfants.
Sur le plan professionnel, elle fut une ancienne normalienne, professeur de français de son état. Une maladie au niveau du genou l’empêchant de se tenir debout pendant longtemps, elle avait demandé et obtenu du Ministère de l’Education nationale un redéploiement. C’est ainsi qu’elle avait quitté les classes et avait été affectée à un poste administratif, au niveau de l’intendance du Lycée Kennedy.
Ma maman est partie le 26 août 2016. Dans le courage et la dignité, elle a répondu à l'appel de son Seigneur, des suites d'une longue maladie.
Le quarantième jour de son décès était le 04 octobre. Quarante jours qui ont semblé quarante ans ! De ma vie, je n'ai jamais ressenti douleur plus grande, même ayant été plus ou moins préparée à cette fatalité par sa maladie, même en ayant été prévenue depuis toujours par les saintes écritures : « Toute âme ayant goûté à la vie, goûtera à la mort ». Ces mêmes saintes écritures ont averti : « de Dieu nous venons, à Lui nous retournerons (Inna lilahi wa inna ileyhi radjiouna) ». Malgré tout, la douleur est immense. Incorporelle, Immatérielle, Indicible, il n’existe en réalité aucun mot assez juste pour la traduire. C’est une douleur qui ne laisse pas la vie intacte, car à partir de là, désormais, il y a AVANT et il y a APRES : le début d’une nouvelle vie, faite de questionnements, de relativisations et surtout de lâcher-prise, car certes, la vie ici-bas ne vaut rien.
Nous, ses enfants, avons accepté le décret divin. Surtout, nous remercions Dieu qui lui a permis de voir sa progéniture grandir, réussir, l’appuyer et lui faire plaisir ; mais surtout grandir en âge et en sagesse, devant elle et à ses côtés. Nous Le remercions également pour l’honneur qu’Il nous a fait d’être nés d’elle. Nous prions pour elle, nous ses enfants si fiers d’elle. Nous demandons à Allah de lui pardonner et de lui faire miséricorde ; qu'Il la préserve des supplices de la tombe, qu'Il éclaire et élargisse son tombeau et en fasse une antichambre du paradis; qu'Il l’accueille dans son plus haut paradis, qu'Il lui permette de rencontrer le prophète Mohamed (SAW), qu'Il l’accueille dans le cercle de ses rapprochés et de ses élus. Amine.
Ma sœur Marianne avait fait un post sur elle, je le reprends textuellement, car il restitue fidèlement tout ce que j’ai sur le cœur : « Ma mère a été une femme de cœur, de paix, de piété, un îlot de douceur. Un repère sûr dans ce monde chaotique, une mère-poule qui nous a toujours couvés...nous a poussé à dépasser nos limites toujours…à être droit(e)s , nous appris à dire la vérité et à ne pas prendre le bien d'autrui, à respecter les ainés , à garder la foi en toutes circonstances et à ne pas avoir peur de nous battre pour nos ambitions, nous a appris à rechercher la paix. Toutes ces valeurs tu les incarnais Mame...Al Hamdoulillah Dieu m'a donné une mère exemplaire. Qu'Allah nous aide à porter son flambeau, flambeau de valeurs et de principes essentiels islamiques....Repose en paix Mame...Al Hamdoulillah alla koulli hale.... ».

mardi 13 septembre 2016

Recul


Des équations qui tournent en boucle

Des boucles en pointillé

Point virgule ou point final

Des points d'interrogation un peu beaucoup

Beaucoup de questions et un peu de lâcher-prise

Lâcher-prise qui devient un besoin

Besoin de prendre un peu de recul

Reculer pour mieux sauter.

©2013/2016 TakiaNafissatouFall


mercredi 27 juillet 2016

Deuxième Prix de la Première Dame du Sénégal



http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-38-25/item/51294-litterature-takia-nafissatou-fall-laureate-du-grand-prix-de-la-premiere-dame.html

le lien de l'article paru dans le journal Le Soleil du mardi 21 juin 2016. 

Je rends grâce à Dieu pour ce prix, le deuxième parmi trois, un immense bonheur pour moi... 
Ma satisfaction se trouve principalement dans le fait de voir que ce bonheur est partagé par ceux qui me sont chers.
En fait, je me suis lancée dans l'écriture juste parce que j'aime ça, sans savoir que cette aventure m'ouvrirait beaucoup de portes et me ferait connaitre des personnes formidables. Certes tout n'est pas rose chaque jour, puisque qu'à côté, j'ai eu à faire face à la jalousie, à la méchanceté, parfois de la part de personnes que je ne calcule même pas; je peux dire avec certitude que les coups bas, les bâtons dans les roues, je connais maintenant...J'ai compris que les apparences peuvent être souvent trompeuses : une grande personnalité du point de vue des responsabilités ou de la notoriété peut cacher une toute petite personne du point de vue des actes, qu'une tête voilée ne va pas toujours de pair avec un cœur aspirant à la pureté...
Cependant, j'ai aussi appris à dépasser la superficie des choses et à voir Dieu dans tout ce qui arrive. Ma devise, c'est "Alhamdoullilah a la koulli haal", "Rendre grâce à Dieu en toute circonstance".
Ce roman, COMME UN CIEL D'HIVERNAGE, traite d'une multiplicité de thèmes, parmi lesquels la vie en milieu carcéral. A ce propos, j'ai eu à le présenter à la Maison d'Arrêt de Reubeuss, occasion d'échanger avec ses pensionnaires sur la place des épreuves dans la vie humaine. Cela a été pour moi une remise en question de beaucoup de certitudes, pour eux une bouffée d'air frais dans un quotidien bien moite. Ma plus grande satisfaction ce jour là a été à la fin de l'exposé, lorsque l'un d'entre eux est venu à moi pour me dire qu'il était plein de rancunes et nourrissait des projets de vengeance une fois libéré, mais qu'après m'avoir écouté, il renonçait à ça et qu'il pardonnait. Grâce soit rendue à Dieu.
Je prie Dieu que cette distinction soit pour moi uniquement un moyen de plus pour le servir, sans ostentation et sans gloriole. Encore merci à vous, votre amitié me touche profondément.

lundi 25 juillet 2016

MERCI





Jaajeuf les ami(e)s! Je remercie individuellement chacun et chacune d'entre vous tous pour les félicitations après ce prix, le deuxième parmi trois, mais un immense bonheur pour moi... Ma satisfaction se trouve principalement dans le fait de voir que ce bonheur est partagé par ceux qui me sont chers.
En fait, je me suis lancée dans l'écriture juste parce que j'aime ça, sans savoir que cette aventure m'ouvrirait beaucoup de portes et me ferait connaitre des personnes formidables. Toutefois, tout n'a pas été rose tout le temps...cette aventure m'a aussi appris à dépasser la superficie des choses et à voir Dieu dans tout ce qui arrive. Ma devise, c'est "Alhamdoullilah a la koulli haal", "Rendre grâce à Dieu en toute circonstance".
Ce roman, COMME UN CIEL D'HIVERNAGE, traite d'une multiplicité de thèmes, parmi lesquels la vie en milieu carcéral. A ce propos, j'ai eu à le présenter à la Maison d'Arrêt de Reubeuss, occasion d'échanger avec ses pensionnaires sur la place des épreuves dans la vie humaine. Cela a été pour moi une remise en question de beaucoup de certitudes, pour eux une bouffée d'air frais dans un quotidien bien moite. Ma plus grande satisfaction ce jour là a été à la fin de l'exposé, lorsque l'un d'entre eux est venu à moi pour me dire qu'il était plein de rancunes et nourrissait des projets de vengeance une fois libéré, mais qu'après m'avoir écouté, il renonçait à ça et qu'il pardonnait. Grâce soit rendue à Dieu.
Je prie Dieu que cette distinction soit pour moi uniquement un moyen de plus pour le servir, sans ostentation et sans gloriole. Encore merci à vous, votre amitié me touche profondément.


Le lien de l'article que le quotidien LE SOLEIL a consacré à ce prix : http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-38-25/item/51294-litterature-takia-nafissatou-fall-laureate-du-grand-prix-de-la-premiere-dame.html

mardi 12 juillet 2016

Deuxième prix de la Première dame...

Le roman COMME UN CIEL D'HIVERNAGE a reçu, le samedi 04 juin 2016, le deuxième prix de la première dame du Sénégal pour la promotion de la littérature féminine.

Trois romans avaient été présélectionnés, sur la base de critères tels que la qualité, le fond,  le nombre de ventes, ... au niveau de la maison d'édition Harmattan Sénégal. 

Action de grâce, vraiment, pour cette distinction, qui constitue pour moi une nouvelle source de motivation dans la poursuite de mes passions, l'écriture et la lecture. 



mercredi 22 juin 2016

Bon ramadan

Aux Amis lecteurs musulmans, 
Bon ramadan. Grâce soit rendue au Seigneur qui nous a permis d'être là pour accueillir à nouveau ce mois béni; Qu'Il nous permette de le traverser dans la piété et la sincérité. Je pardonne à tout le monde, et je sollicite aussi vos pardons. Qu'Allah nous préserve des ruses du diable. Amine.
Alhamdoulillah ala koulli haal. Merci Seigneur,
- pour la FOI, la plus grande richesse au monde;
- pour la SANTE, sans elle, l'existence serait insipide;
- pour l'AMOUR, le Tien, et celui de mes proches et de mes amis ;
- Merci pour l'AMITIE! Que serait la vie sans elle ?
- Merci aussi pour les désagréments, petits et grands, qui nous renvoient à notre humaine condition;
- Merci même pour la HAINE, car cela signifie que j'avance...;
- Merci pour TOUT, finalement.
Déwénaty à tous, qu'Allah agrée nos dévotions et nos prières, et nous permette de vivre très longtemps, pour encore et encore des mois de ramadan...
Ci-dessous, un extrait de mon recueil de poèmes MES JOIES DE VIE.

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L’AGENOUILLÉE
Je suis à genoux Seigneur
Et prosternée devant Ta majesté
Je me soumets à Ta volonté
J’espère ainsi honorer ta grandeur
Je ne suis rien et Tu es tout
Et tous mes péchés pendent à mon cou
Je suis à genoux, car je suis esclave
Je veux être soumise totalement et sans condition
À la suprême volonté de Ta majesté.
Tu es mon Maître, je Te dois adoration
Je veux Te servir, c’est ma raison d’être
Je suis Ton inconditionnelle esclave
Qui se traîne devant l’éclat d’une lumière
Illuminant cœurs et âmes tel un réverbère
Je suis à genoux, je me sens perdue
Comment se fera le retour vers le Créateur ?
Tant de voies qui prétendent mener au Seigneur…
Qui a raison et qui a tort ?
Je suis à genoux pour implorer Ton pardon
Je voudrais être reçue dans Ta maison
Tant de voiles se dressent devant moi
Qui m’empêchent de saisir Ta dimension
Tu es celui que nul regard ne peut atteindre
Quand nulle imagination ne peut Te saisir
Je suis à genoux pour Te louer
Même si je sais que je ne Te dirai jamais
Tout ce que mérite Ta perfection
Je sais que je ne pourrai jamais Te glorifier
Comme il sied à Ta majesté et Ta grandeur
Je suis à genoux pour contempler l’immensité
Et je ne vois que Toi
Car en vérité Tu es celui qui existe
Je lève mon regard au loin,
Et j’aperçois la lune si haute dans le firmament,
J’ai la certitude que je ne suis rien
Je baisse mon regard
Je vois la fourmi si petite, mais bien vivante,
Alors je sais que Tu es celui qui existe
Je contemple la mer
Si grande si mouvante
Et je regarde les montagnes…
Je suis à genoux pour que Tu m’apaises
Et que Tu me donnes la force de continuer
Quand les épreuves de la vie m’assaillent
Quand les sollicitations du malin m’encerclent
de toutes parts
Quand les ténèbres commencent à envahir mes pensées
Quand mon cœur commence à s’assombrir
Par de viles préoccupations
Alors qu’il ne devrait frémir que pour la grandeur
D’une majesté surpassant toutes les splendeurs
Quand je sens ma foi s’affaiblir devant l’attrait
de ce bas monde
Le chemin est long
Et glacial, le sentier qui
Hors des ténèbres
Mène à la vérité absolue
D’une royauté au-delà de toute servitude
Ne laisse pas dévier mon cœur
Je suis à genoux et je veux crier
À en perdre le souffle
Pour exprimer à travers des mots et des larmes
Toute cette vie qui n’est autre que Toi
Toutes ces sensations que Ta présence inspire
Dans l’omniprésence parfaite et la parfaite réalité
Je ne ressens que Toi
Dans les profondeurs de mon essence
Comme dans les espaces superficiels de mon être
Je suis à genoux et je voudrais
Prier cinq fois par jour et même plus
Mais surtout prier dans la crainte et l’espoir
Témoigner de l’unicité absolue du Seigneur
Mais le sentir en moi partout et toujours
Priver mon corps de nourriture et de boisson
Mais nourrir mon âme de lumière et de ferveur
Me rendre aux Lieux saints de l’islam
Pour la plus grande gloire du noble Messager
Donner, donner, et donner encore
Donner cependant avec le cœur et le sourire
Proclamer la bonne nouvelle
Mais mettre en garde contre le châtiment
Attendre et espérer la miséricorde infinie
Chanter du Seigneur pureté et louanges
Garder confiance, rester patiente
Mais surtout, surtout… aimer le Prophète."
Takia Nafissatou Fall/Mes Joies de Vie/2010

dimanche 8 mai 2016

Présentation du roman Comme un ciel d'hivernage à la Maison d'Arrêt de Rebeuss

Le 23 avril était célébrée la journée internationale du livre et de la lecture.

A cette occasion, la maison d’édition Lharmattan Sénégal a procédé à un don de livres au profit des pensionnaires de la Maison d’Arrêt de Reubeuss. (NB : Pour des raisons compréhensibles, il était impossible de prendre des images de l'assistance)

Etant donné que mon roman, "Comme un ciel d’hivernage", abordait le thème de vie en milieu carcéral, j’avais été invitée à en faire une présentation.

Merci de cliquer sur l'image ci-dessous pour accéder à la vidéo
 Vidéo présentation à la Maison d'Arrêt de Reubeuss du roman "comme un ciel d'hivernage"
Ce fut une matinée très riche en partage et en émotions... Avec lesdits pensionnaires, nous avons échangé sur le sens des épreuves, le sens de la vie, le courage, la foi, l'espoir, le retour à l'essentiel... 
Pour moi, une remise en question de beaucoup d'évidences, et encore plus d'engagement.
La question de la réinsertion sociale a été au cœur des discussions.
Cette visite m’a fait prendre conscience que le problème de la stigmatisation des anciens détenus est une question cruciale qui mérite une réflexion approfondie, des actions de sensibilisation s'imposent, pour aider à un retour apaisé.
L'initiative est magnifique et notre intention  est de la poursuivre...


































jeudi 10 décembre 2015

SEUL

SEUL
La solitude, c’est jeter son regard par-dessus la fenêtre de sa vie, et n’apercevoir qu’un immense terrain vague, une étendue de sable brunâtre à perte de vue, désespérante de platitude et sans aucun monticule pour égayer le décor.

La solitude, c’est comme chaque matin, s’engouffrer dans la bouche de métro en même temps que des milliers de ses semblables; partager la même rame mais demeurer silencieux, tous, tout le long du trajet. Parmi la foule autour de soi, chacun est seul en son monde, malgré ces centaines d'hommes et de femmes qui, comme soi, se hâtent vers leur destin, pressant le pas en silence, se croisant en vitesse, se regardant furtivement, se saluant rarement.

TOUJOURS SEULS
Dans la fourmilière de la vie, grouillante de mouvements, vibrante de clameur, bruyante d'elle-même, chacun demeure seul, car nul autre que soi-même ne pourra jamais franchir le seuil du gîte où hibernent ses rêves ni accéder au berceau où ses désirs prennent vie ; nul autre que soi-même ne pourra jamais boire à la source de ses hantises ou découvrir le terreau de ses peurs.

La touffeur des braises de l’angoisse est une sensation impossible à partager, même si l'amitié tente de réchauffer les cœurs.

Nul ne pourra jamais palper la profondeur des bleus à l’âme d’autrui ou appréhender la couleur de ses peines, car il est de la destinée de chaque âme d’affronter seule ses propres démons.

ENCORE SEULS
Glacial est le vent qui souffle sur la solitude de l’orphelin parce qu’il est des absences que ne connaissent que ceux qui ont perdu des êtres chers.

Effroyables sont les images qui perturbent le sommeil des réfugiés de guerre car il est des cauchemars qui ne hantent que les nuits de ceux qui ont dû tout abandonner.  

Innommable est la détresse des prisonniers puisqu'il est des déserts que n’arpentent que ceux qui sont privés de liberté.

Quant à ceux qui ont perdu l’amour, ils savent qu’il est des esplanades sans plancher et des vides impossibles à combler, des gouffres sans fond ni fin, des existences sans plus aucune trace de folie.

MAIS SEUL
Pour ne pas conclure : Il est le Premier et Il est le Dernier, parce ce qu'Il est le SEUL...Lui, Unique et Absolu.

© 2015takianafissatoufall

lundi 26 octobre 2015

Il a les plus beaux noms


Bonjour à tous et à toutes
Succession de mauvaises nouvelles ces derniers jours, des décès en cascade…Yalna fi yème ! Que les morts reposent en paix et que Dieu accorde à leurs proches la force de supporter la douleur. Pour nous qui sommes encore là, je prie que Dieu nous accorde longue vie pleine de bénédictions. Ameen.
Je me demande : Que vaut la vie, cette route (longue ou courte) qui souvent se termine en queue de poisson, avec la mort tout au bout du chemin ?
Je m’interroge encore : A quand le jour où nous arriverons enfin à nous habituer à la mort, cette chose entre toute mystérieuse, surprenante, effrayante, cette ultime vérité qui n’a de cesse de nous jeter en plein visage l’humilité de notre humaine condition ? L’on nous dit pourtant qu’elle est part entière de la vie.
D’autres questions me viennent, dont Seul Allah a la réponse : QUAND, COMMENT, OU ?
Que de questionnements donc ce jour, inspirées par la problématique de la mort, prétexte que je saisis pour, ici, aborder les attributs d’Allah. Il ressort d’un « hadith » que « Certes, Dieu a 99 noms, cent moins un… ». Ceux-ci révèlent ses attributs (cf dernier paragraphe du texte). De fait, parmi tous les objets de contemplation, s’il en est un qui ramène très rapidement aux attributs du divin, c’est la mort, en ce qu’elle symbolise à la fois différentes de ses caractéristiques, notamment l’exclusivité, le pouvoir et la primauté.
- L’EXCLUSIVITE : En fait de mort, Allah détient l’exclusivité. En wolof, ne dit-on pas lorsque la mort frappe : Lii Yalla rekka ko sagn ? Seul Allah détient le droit de vie et de mort sur toute créature. La maladie, la vieillesse, le crime, ne sont que les moyens et les outils qu’Il utilise à cette fin. La mort relève uniquement de Son décret. En outre, Il a l’exclusivité de la réponse aux questions ci-dessus (que vaut la vie ? où ? quand ? comment ?).
- Le POUVOIR (ABSOLU) : Allah est Celui qui décide, le détenteur de la royauté, et en vérité, Sa décision est prise en toute souveraineté. A Lui seul revient le dernier mot, Lui seul dispose d’une « baguette magique », car quand Il veut une chose, il lui suffit de dire « Soit » et elle est. La mort ne survient pas sur commande ni à la demande (une digression ici : je fais un pied de nez aux adeptes du maraboutage, et je leur dis « reposez-vous » ; la mort ne survient que sur ordre d’Allah, et non selon le bon vouloir des marabouts et autres charlatans ! mbeullé ! lol. Revenons à nos moutons, fin de la digression). La mort survient quand Il le veut, où Il le veut et comme Il le veut. L’autre volet de cet attribut, c’est le caractère absolu de ce pouvoir de décision, qui s’étend à toute créature : Il n’est pas une seule âme qui ne goûtera pas à la mort (A ce propos ; « Wolof ndiaye » a dit : Addouna potou ndaa la, koussi nane diokh sa morom nane. Et ce pouvoir absolu transparait encore dans cette assertion que j'avais citée tantôt, toujours de Wolof ndiaye : Lii Yalla rekka ko sagn).
- La PRIMAUTE : je dirais même plus, Sa Priorité. Et wolof Ndiaye qui revient nous dire que « Bou Yalla sokhla, niepp niakk » : Allah détient le privilège de la volonté triomphante.
- Allah est au DEBUT et à la FIN de tout : De Dieu nous venons et à Lui nous retournerons!
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Voici donc, comme annoncé plus haut, les 99 noms de Dieu :
Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux, Le Souverain, Le Saint, La Paix, La Sauvegarde, Le Préservateur, Le Tout Puissant, Celui qui domine et contraint, L’inaccessible, Le Créateur, Le Producteur, Celui qui façonne ses créatures, Qui absout beaucoup, L’Irrésistible, Le Très Généreux, Celui qui accorde la subsistance, Celui qui accorde la victoire, L’Omniscient, Celui qui retient et qui rétracte, Celui qui étend Sa générosité, Celui qui abaisse, Celui qui élève, Celui qui rend puissant, Celui qui humilie les fiers, L’Audient (Celui entend toute chose), Le Voyant (Celui qui voit toute chose), l’Arbitre, Le Juste, Le Bon dans l’épreuve, Le Bien-Informé, Le Doux, L’Immense (l’Eminent), Qui Pardonne, Le Très-Reconnaissant, L’Elevé, L’Infiniment Grand, Le Gardien, Qui nourrit tout le monde, Qui règle le compte de tout le monde, Le Majestueux, Le Noble, L’Observateur, Celui qui exauce les prières, Le Vaste, Le Sage, Qui aime beaucoup, Le Très Glorieux, Qui ressuscite, Le Témoin, Le Vrai, Le Tuteur, Le Fort, Le Robuste, Le Protecteur, Le Louable, Qui connaît les comptes de tous, L’Auteur, Qui fait rentrer tout le monde dans le néant, Qui donne la vie, Qui donne la mort, Le Vivant, L’Immuable, Qui existe, L’Illustre, L’Unique, Le Premier et le Seul, L’ Eternel Seigneur, Le Déterminant, Le Tout Puissant, Qui a tout précédé, Qui sera après tout, Le Premier dont l’existence n’a pas de début, Le Dernier dont l’existence n’a pas de fin, L’Extérieur/ l’Apparent, L’Intérieur/ le Caché, Le Monarque, Le Sublime, Le Bienfaiteur, Qui ne cesse d’accueillir le repentir, Le Vengeur, L’Indulgent, Le Bienveillant en grâce, Le Maître du Pouvoir, Détenteur de Majesté qui mérite d’être Exalté, L’Equitable, Le Rassembleur, Le Riche par excellence, Qui satisfait les besoins de Ses créatures, Le Défenseur, Qui peut nuire (à ceux qui L’offensent), L’Utile, La Lumière, Le Guide, L’inventeur, Le Permanent, L’Héritier, Qui agit avec droiture, Le Patient.

vendredi 7 août 2015

BONNE LECTURE : Mélanie, française et musulmane

La vie n’est pas un long fleuve tranquille, nous a-t-on appris sur les bancs des cours de « philo »,  et nous avons pu expérimenter, moult fois depuis lors, la réalité de cette assertion, tout comme l’a fait celle qui fut « Diam’s » dans une autre vie, et qui, à la surprise générale, est devenue « Mélanie, française et musulmane ». 

D'habitude, je ne suis pas très portée sur les livres autobiographiques. Ma préférence va aux romans et aux poèmes, et aussi aux essais sur les religions ou le développement personnel. 

Pourtant, j’ai adoré ce livre de 211 pages - écrit dans un style simple, dépouillé de fioritures, paru aux éditions Don Quichotte en mai 2015 - véritable mélange de sincérité et de spiritualité, de tolérance et d’amour du prochain, sans distinction de religion. En ces moments troubles où l’image de l’Islam est bien écornée, j’ai donc lu ce livre avec beaucoup d’intérêt, mais aussi avec beaucoup d’espoir, le même espoir sans doute que celui qui a conduit l’auteure à l’écrire : « l’espoir, peut-être naïf, qu’en refermant ce livre, le lecteur se dira : je comprends mieux… ».

En le faisant pénétrer dans son jardin intérieur, Mélanie partage avec le  lecteur son cheminement, celui de la rappeuse au succès fulgurant, star au sommet de la gloire, riche et adulée, mais pourtant baignant dans un profond mal être, qui finira par se convertir  à l’Islam, pour entrer « dans la lumière" et évoluer dans la sérénité et la paix intérieure.  Elle lui raconte comment la star planétaire qu’elle fut en était arrivée à être internée dans une clinique psychiatrique, quelques mois seulement après  avoir vendu des millions de disques, après avoir rempli les salles de concert les plus prestigieuses, après avoir fait la une des plus grands journaux.

D’abord, elle revient sur son enfance de fille unique élevée par une mère seule ; son adolescence ensuite, celle d’une « écorchée vive » qui tangue entre manque d’amour paternel et mal être générationnel, celle d’une rebelle devenue amoureuse du rap et qui touchera les étoiles, tout en gardant cependant toute sa lucidité, malgré les feux des projecteurs, les flashs des paparazzi, les voitures de luxe et les hôtels à étoiles multiples ; et c’est là que se trouve le problème justement : avoir tout pour être heureuse, et ne pas l’être. Malgré les paillettes, elle a constamment la conscience d’évoluer dans un monde parsemé d’illusions, « où le vrai et le faux s’entremêlent jusqu’à ce qu’on ne puisse plus les distinguer ». En proie donc à un mal être intérieur permanent, bien qu’entourée de luxe, elle passe son temps à se poser des questions existentielles. Sombrant petit à petit dans la dépression, sans plus d’énergie ni de goût de vivre, elle fait une tentative de suicide, dont elle est sauvée in extremis puis est soignée à coups de médicaments qui, en réalité, ne régleront pas son problème. En réalité, comme elle l’avoue, elle cherchait à « guérir d’une vie absurde, sans explication ni destination ».  Echangeant souvent avec son psychiatre, elle lui confiera être perdue sur son chemin religieux.

C’est ainsi qu’elle a décidé d’être « un peu moins Diam’s et un peu plus Mélanie », et de lancer un appel au secours à Dieu, en se plongeant avec avidité dans la lecture du Coran, en discutant avec une amie musulmane, en s’adonnant souvent à la méditation et à la contemplation de la nature, les fleurs, les étoiles, l’océan, l’œuvre de Dieu… Elle se convertit à l’Islam, en découvrant le sens de la vie, de sa vie. Mélanie parle au lecteur des moments de grâce qui s’en suivront : les retrouvailles avec elle-même, le petit pèlerinage à la Mecque (la Omra), puis le grand pèlerinage (le Hadj), la maternité, les retrouvailles avec le père, le renforcement de sa relation avec sa mère, son point de vue sur l’islam en France, le voile, l’attentat de Charlie Hebdo, son divorce et son remariage,…



Pour ne pas tout dire, je m’en arrêterai là, en recommandant vivement ce livre que j’ai beaucoup apprécié. Je recommande sa lecture à tous les musulmans certes, mais aussi aux pratiquants d’autres religions. En effet, si ce livre est lu de façon objective, sans aucun a priori négatif et après s’être débarrassé des clichés distillés ça et là sur l’islam, on comprendra mieux qu’il s’agit en réalité d’une religion de paix et de dialogue, qui mène vers la cohésion sociale mais surtout vers la paix intérieure.  
 
 
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