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mardi 13 septembre 2016

Recul


Des équations qui tournent en boucle

Des boucles en pointillé

Point virgule ou point final

Des points d'interrogation un peu beaucoup

Beaucoup de questions et un peu de lâcher-prise

Lâcher-prise qui devient un besoin

Besoin de prendre un peu de recul

Reculer pour mieux sauter.

©2013/2016 TakiaNafissatouFall


dimanche 8 mai 2016

Présentation du roman Comme un ciel d'hivernage à la Maison d'Arrêt de Rebeuss

Le 23 avril était célébrée la journée internationale du livre et de la lecture.

A cette occasion, la maison d’édition Lharmattan Sénégal a procédé à un don de livres au profit des pensionnaires de la Maison d’Arrêt de Reubeuss. (NB : Pour des raisons compréhensibles, il était impossible de prendre des images de l'assistance)

Etant donné que mon roman, "Comme un ciel d’hivernage", abordait le thème de vie en milieu carcéral, j’avais été invitée à en faire une présentation.

Merci de cliquer sur l'image ci-dessous pour accéder à la vidéo
 Vidéo présentation à la Maison d'Arrêt de Reubeuss du roman "comme un ciel d'hivernage"
Ce fut une matinée très riche en partage et en émotions... Avec lesdits pensionnaires, nous avons échangé sur le sens des épreuves, le sens de la vie, le courage, la foi, l'espoir, le retour à l'essentiel... 
Pour moi, une remise en question de beaucoup d'évidences, et encore plus d'engagement.
La question de la réinsertion sociale a été au cœur des discussions.
Cette visite m’a fait prendre conscience que le problème de la stigmatisation des anciens détenus est une question cruciale qui mérite une réflexion approfondie, des actions de sensibilisation s'imposent, pour aider à un retour apaisé.
L'initiative est magnifique et notre intention  est de la poursuivre...


































jeudi 10 décembre 2015

SEUL

SEUL
La solitude, c’est jeter son regard par-dessus la fenêtre de sa vie, et n’apercevoir qu’un immense terrain vague, une étendue de sable brunâtre à perte de vue, désespérante de platitude et sans aucun monticule pour égayer le décor.

La solitude, c’est comme chaque matin, s’engouffrer dans la bouche de métro en même temps que des milliers de ses semblables; partager la même rame mais demeurer silencieux, tous, tout le long du trajet. Parmi la foule autour de soi, chacun est seul en son monde, malgré ces centaines d'hommes et de femmes qui, comme soi, se hâtent vers leur destin, pressant le pas en silence, se croisant en vitesse, se regardant furtivement, se saluant rarement.

TOUJOURS SEULS
Dans la fourmilière de la vie, grouillante de mouvements, vibrante de clameur, bruyante d'elle-même, chacun demeure seul, car nul autre que soi-même ne pourra jamais franchir le seuil du gîte où hibernent ses rêves ni accéder au berceau où ses désirs prennent vie ; nul autre que soi-même ne pourra jamais boire à la source de ses hantises ou découvrir le terreau de ses peurs.

La touffeur des braises de l’angoisse est une sensation impossible à partager, même si l'amitié tente de réchauffer les cœurs.

Nul ne pourra jamais palper la profondeur des bleus à l’âme d’autrui ou appréhender la couleur de ses peines, car il est de la destinée de chaque âme d’affronter seule ses propres démons.

ENCORE SEULS
Glacial est le vent qui souffle sur la solitude de l’orphelin parce qu’il est des absences que ne connaissent que ceux qui ont perdu des êtres chers.

Effroyables sont les images qui perturbent le sommeil des réfugiés de guerre car il est des cauchemars qui ne hantent que les nuits de ceux qui ont dû tout abandonner.  

Innommable est la détresse des prisonniers puisqu'il est des déserts que n’arpentent que ceux qui sont privés de liberté.

Quant à ceux qui ont perdu l’amour, ils savent qu’il est des esplanades sans plancher et des vides impossibles à combler, des gouffres sans fond ni fin, des existences sans plus aucune trace de folie.

MAIS SEUL
Pour ne pas conclure : Il est le Premier et Il est le Dernier, parce ce qu'Il est le SEUL...Lui, Unique et Absolu.

© 2015takianafissatoufall

jeudi 21 mai 2015

Article UNE PASSIONNÉE DES LETTRES



Le journal Le Quotidien a consacré un article à mon écriture.

Il peut être consulté en cliquant sur l'image ci-contre ou sur le lien suivant :
LIEN DE L'ARTICLE.

Bonne lecture

jeudi 5 février 2015

Emission LIVRE OUVERT sur Soxna FM 99.9

Amis lecteurs, 
Je partage avec vous l'émission LIVRE OUVERT à laquelle j'étais invitée, le dimanche 18 janvier 2015, sur Soxna FM (99.9) pour parler de mon roman COMME UN CIEL D'HIVERNAGE. Avec Léna Sarr, nous avons survolé les thèmes développés, à travers les différents chapitres : le maraboutage, les gaspillages dans les cérémonies familiales, les conditions de détention en milieu carcéral, les convictions religieuses, la vie de couple, l'amitié, l'amour, la drogue, le détournement de deniers, la protection de l'environnement etc.... Bonne écoute!


Cliquer sur ci-dessous pour écouter l'élément audio :

mercredi 14 janvier 2015

Excellente année 2015

Mes amis lecteurs,
Mieux tard que jamais ; et donc, je saisis, avec quelque retard, le prétexte offert par le renouveau du calendrier grégorien pour souhaiter à tous et à toutes d’excellents moments remplis de santé et de grâce. Ameen.
Nous ouvrons un nouveau livre de 365 pages encore blanches, après avoir achevé l’écriture et la lecture du livre 2014. Cette opportunité n’a pas été offerte à certains de nos ami(e)s qui nous ont quittés avant d’en être arrivé à l’épilogue. Dans la douleur, nous avons inscrit sur leurs murs trois terribles lettres de larmes : RIP. La mort fait partie de la vie, dit-on. Nous demandons au Seigneur de les accueillir dans sa miséricorde et d’ouvrir pour eux, toutes béantes, les portes de son plus haut paradis. Ameen.
Je prie le Seigneur de nous accorder, à nous autres qui sommes encore là, une longue vie pleine de bénédictions. Ameen.
En ce qui me concerne, je retiens que l’année 2014 a été, somme toute, une bonne année, malgré quelques ennuis de santé, malgré la perte d’êtres chers, malgré quelques autres désagréments…
J'ai aussi fait de belles rencontres.
Le livre 2015 se présente donc sous de bons auspices, à nous d’en remplir les pages, en faisant de notre mieux, en toute circonstance. 

Excellente année 2015 à tous et à toutes ! Qu’elle soit une année de paix, de santé et de prospérité, mais surtout, qu’elle soit une année d’AMOUR. Je souhaite à chacun d’entre vous tout ce qu’il se souhaite. Ameen.
Takia Nafissatou Fall

mercredi 17 décembre 2014

Amour

Je flânais sur Facebook ce matin, comme cela m'arrive parfois, et je tombe sur cette image : 


Et en dessous, il est mis "Vous devez Tous Partager !!!!!!!!!"

On me demande donc, de façon impérative s'il vous plait, de la partager, pour prouver que j'aime Allah, sinon, m'abstenir! Bon...Je fais fi des fautes hein, de toute façon, on est sur Facebook, et il y a là une façon d'écrire, on se comprend entre "amis", donc ce n'est pas un problème en soi. "clique" devient sans problème "clik". Tu aimes devient "tu aime", et il n'y a rien de mal à ça. Mais...mais... mais... mais ...Non mais lol! 

lol, parce que je me suis rendu compte soudain que j'étais là, à perdre mon temps à sérieusement réfléchir sur un post publié par quelqu'un que je ne connais ni d'Adam ni d'Eve, qui cherche juste à obtenir un maximum de "like" et de "partages",...C'était absurde, mais en même temps, pas tant que ça (!!!!!!!!!), puisque cela m'a permis :

- d'écrire, - et tout le monde sait que c'est ce que j'aime par dessus tout vraiment - donc de m'adonner à mon passe-temps favori ;

- d'écrire sur ce que j'aime, un de mes thèmes de prédilections ;

- de rédiger ce nouveau billet et de le publier dans mon blog qui était à l'abandon depuis quelques mois, pour cause de manque de temps, manque d'inspiration, etc; je vous avais déjà dit ICI, qu'un blog inactif est la plus grande imposture qui puisse exister dans la blogosphère, donc, c'est une occasion pour moi de l'animer un peu;

- et surtout, de réfléchir sur l'Amour d'Allah, que je considère comme la chose entre toute la plus sublime en ce monde. 

Je crois que je devrais plutôt remercier l'auteur de ce post, qui m'a offert un prétexte pour faire tout ça...Et au fond, j'ai bien envie de partager sur l'Amour ; Non pas le sentiment amoureux, l'amour au sens terre à terre du terme, ce sentiment  donc, qu'un homme peut éprouver pour une femme et vice-versa, mais plutôt l'AMOUR de DIEU, qui n'est pas un SENTIMENT, mais un ETAT spirituel. C'est là le vrai amour, parait-il. L'autre amour n'est qu'une tentative de déclinaison de cet état de grâce...

En observant l'image, j'ai pensé au fait que, quand on aime Allah vraiment, on aime tout, et on accepte tout, ce qui semble bon comme ce qui semble l'être moins, car on sait qu'il s'agit là des différentes facettes d'Allah quand Il réalise sa miséricorde. Même lorsque tout semble triste, même lorsque l'on est confronté aux épreuves, telles que la maladie ou la mort, on comprend qu'il s'agit des diverses formes que peut prendre la perfection de Dieu. Sans la mort, la vie n'aurait pas d'intérêt. Sans la maladie, la santé serait vide de sens. 

L'amour de Dieu est cet état où on aime toutes Ses créatures, quelque soit leur appartenance, quelque soit leur apparence ; on aime tout le monde - y compris ceux qui nous détestent - car on comprend qu'ils font partie du Plan que Dieu à pour nous...

Quand on aime, on ne voit plus qu'unicité, puisque tout renvoie à une seule chose, qui atteste de la perfection d'Allah...

Ah, l'amour d'Allah!...Allah...Allah qu'on ne peut qu'aimer, car Il est l'Unique, l'Illustre, le Plein de Majesté et de Munificence, le Noble, le Vrai ;

Allah qu'on ne peut qu'aimer, que dis-je, qu'on ne peut qu'adorer, car Il est le Beau, Il est la Lumière des Cieux et de la Terre ;

L'Amour d'Allah devient une évidence, lorsque l'on connait l'immensité de Sa miséricorde, dont Il nous a promis qu'elle précède Sa colère, Lui qui nous donné le prophète Mohamed Habiballah (S.A.W), la première étoile, le prince du monde et notre sauveur ;

L'Amour d'Allah, qu'on ne peut que ressentir, quand on prend conscience de Sa magnificence, mais surtout de son grand Amour pour ses créatures, pour chacune de ses créatures, celle qu'Il a fait belle comme celle qui semble moins attirante, l'agneau comme le lion, le saint comme  l'égaré en quête de son chemin;

L'Amour d'Allah, qu'on ne peut qu'éprouver, car c'est bien Lui qu'on aperçoit, de quelque côté qu'on tourne son regard, comme c'est toujours Lui qu'on voit, même quand on ne Le voit plus

PS: Je n'ai pas "cliké" sur "J'aime" ni sur "partager", tout de même, et je suis sûre que mes amis de facebook me le pardonneront...

jeudi 24 juillet 2014

[Vidéo] : Présentation livres/Vive l'Humain universel

Palestine, Mossoul, Birmanie, Centrafrique, Nigéria, Syrie, Lybie, Ukraine…J’ai le sentiment que le monde a complètement perdu le nord, et que des fauves sanguinaires ont pris la place des humains, faisant semblant d’ignorer que la mort physique n’a jamais été une défaite. .. Et même si l’autre a pensé qu’« il suffit de l’inaction des hommes de bien pour que le mal triomphe », il est heureux de constater qu’il y a encore sur la terre des hommes et des femmes de bonne volonté qui, sans forcément appartenir au camp des opprimés, refusent l’inadmissible, résistent et disent NON, juste au nom de l’HUMAIN UNIVERSEL, des hommes et des femmes debout, qui nous font garder espoir que le peu d’humanité qui reste ça et là triomphera un jour, devant la puissance de l’AMOUR, devant la force de la TOLÉRANCE...

Dans ce sillage, je vous invite à visionner cette vidéo dans laquelle je parle de mes livres (Merci au passage à LHarmattan Sénégal, pour cette initiative qui s’inscrit dans le cadre de la promotion de ses auteurs).    

DEWENATY (Bonne et heureuse année), les amis, que Dieu, qui en définitive détient toutes les solutions, même devant les causes qui semblent désespérées, ramène la PAIX dans le monde, consolide la CONCORDE entre les différentes religions, renforce la COHÉSION dans notre pays, et surtout, surtout,  renforce l’UNITÉ au sein de la communauté musulmane, parce que quand même, trois korités (aid-el-fitr) dans un même pays, ça ne le fait pas trop…



lien vidéo Takia présentation livres par l'Harmattan

mardi 24 juin 2014

BONNE LECTURE : PS : Retour à l'E-sens-ciel


Amis lecteurs,

Les billets se feront rares pendant encore un petit moment, étant donné que je suis très très très très très prise actuellement; mais je tiens à vous présenter ma lecture du moment, un livre que je recommande particulièrement, le genre de livres qui arrive dans une vie comme une bénédiction, surtout si cela coïncide avec des moments de doutes ou d'interrogations.

C'est un livre qui traite de développement personnel, mais qui se démarque des autres livres du même thème par le fait qu'il est basé sur les principes de l'Islam... 

SUBLIME! voilà tel que je le qualifie.

Avec en toile de fond le cheminement d'une jeune dame ayant perdu son époux à Médina, juste après avoir fini d'effectuer un pèlerinage à la Mecque, ce livre est une invitation à la réflexion/méditation autour des vraies valeurs, pour, comme son nom l'indique, une remise en question de nos priorités, un "retour à l'essentiel". En réalité, le cheminement du personnage peut être celui de n'importe quel aspirant, dès lors que l'on se fixe pour objectif de "partir de ce que l'on est, pour devenir l'idéal de ce que l'on veut être". 

Les développements sont étayés de citations, de hadiths et versets coraniques pertinents (une mine de sagesse!!!) ; en bonus, des exercices et des recommandations sont insérés à la fin chaque chapitre, permettant une mise en application des théories et principes posés.



Texte de la Quatrième de couverture :

Myriam Lakhdar-Bounamcha, conseillère conjugale spécialisée en coaching de vie, a écrit pour nous ce percutant ouvrage de développement personnel et spirituel. Elle y rappelle les fondamentaux ou essentiels d'une vie pleine de sens avant "le retour à l'E-sens-Ciel".

Elle s'est fixée pour but de nous transmettre, modestement mais véritablement, les clés atemporelles de la Sagesse, de la discipline personnelle et de l'édification spirituelle, délaissées depuis de trop nombreuses années.

Sans attendre, l'auteur saisit et subjugue nos cœurs et nos raisons à travers une histoire contemporaine, captivante et émouvante...En effet, dès les premières lignes de ce roman initiatique, nous pénétrons dans la roue de la vie...dans ce tabernacle de lumières, ce voyage intérieur tourbillonnant qui nous fait plonger, au plus profond de nous mêmes, nous fait partir de ce que nous sommes pour devenir, enfin, l'idéal de ce que nous pouvons ETRE...voici donc le thème de cette expédition initiatique!
Avant sa publication, le contenu de cet ouvrage a été expérimenté sur un public d'une trentaine de personnes autour de rencontres, échelonnées sur six mois, qui ont invité les participants à une quête personnelle et spirituelle au travers de l'étude des chapitres de ce livre. Vous trouverez leurs témoignages à la fin de l'ouvrage et sur le site www.hamidethalima.com. Pour la quasi-totalité d'entre elles, ce livre a ouvert de nouvelles perspectives dans leur vie. Pourquoi pas pour vous ?

dimanche 1 juin 2014

BONNE LECTURE : Impossible de grandir

Pour m’être régalée à la lecture de La préférence nationale, de Kétala, d’Inassouvies nos vies et de Celles qui attendent, je savais déjà que Fatou Diome est une excellente écrivaine ; mais après avoir dévoré Impossible de grandir, je dis qu’elle est la meilleure (j’exagère peu, ou pas du tout).


Impossible de grandir, c’est 406 pages de pur bonheur et d’extase absolue ; Fatou Diome nous a gratifié avec ce roman d'un cocktail délicieusement enivrant, dont les ingrédients principaux sont un niveau de langue qui vole très haut, un artistique mélange de souvenirs et d’émotions, de peines et de joies, de colères et de relativisations, de tragédies et de grâces.

Dès la première phrase du roman, les présentations sont faites avec le personnage principal, qui se nomme Salie ; non pas Saly, diminutif de Salimata, mais Salie, comme qui dirait Souillée, ou Impure…Et on comprend dès l’entame du propos que l’histoire qui nous est contée est  remplie de douleurs muettes. On réalise petit à petit que ce livre est une catharsis, dont Fatou Diome Salie avait besoin pour se libérer de blessures secrètes profondément enfouies, parce que très anciennes, car remontant à sa plus tendre enfance, voire nées en même temps qu’elle puisque liées aux circonstances de sa naissance. C’est effectivement une catharsis, et Salie l’avoue sans ambages : « pour nous soulager, il faut nous départir de la part encombrante de la mémoire, ce qui vaut amputation". 


Fatou Diome Salie partage avec nous son combat contre elle-même, à travers le personnage fictif de « La petite », qui n’est autre que son alter ego ; elle nous livre sa bataille quotidienne pour tenter de mener une vie d’adulte normale, alors même qu’elle se rend compte à travers chaque acte qu’elle pose de la difficulté de son projet, parce que les boulets de son enfance lui pendent aux pieds, l’empêchant de tenir en équilibre « sur le tapis coulissant de la vie » ; elle avoue pourtant que ce qu’elle veut est très simple en réalité : juste marcher…juste marcher droit… « yo solo quiero caminar », a-t-elle souvent fredonné tout au long du livre, en faisant un clin d’œil à  Paco de Lucia… Très simple ? C’est peut-être vite dit, car en réalité, comment marcher droit lorsque chaque pas est alourdi par le poids des maux du passé ? Elle-même se le demande : « comment danser un joli tango avec le présent quand le passé, jaloux, vous jette un fil à la pâte ? ». Sortira-t-elle victorieuse de ce combat ? Je préfère laisser planer le suspens…car ce livre mérite d’être lu, et relu encore et encore. 


Impossible de grandir, c’est un savant agencement de thèmes d’une grande variété, allant de la construction de soi à la quête de l’apaisement, en passant par l’importance de la relativisation, la cohabitation avec la névrose, la problématique de la fierté, avec en toile de fond la douloureuse question de l’enfance malheureuse.


Impossible de grandir, c’est aussi, en filigrane, une merveilleuse poésie qui n’a rien à envier à celle des plus grands  aèdes, où la force, la justesse et la beauté des images ornent des analyses profondes et pertinentes, des assertions débordantes de véracités et de sagesses.C’est un livre qu’on ne lit pas d’un seul trait, car les images, toujours bien à propos et justes, sont tellement profondes qu’elles nous obligent à marquer un temps d’arrêt, pour les déchiffrer et en saisir les subtilités. 


En lisant ce livre, j’ai été marquée par le courage de Fatou Diome Salie, qui ose critiquer « l'oncle », dans une société matrilinéaire où la figure avunculaire est, à la limite, idolâtrée. J’ai admiré en Fatou Diome Salie une africaine à la fois enracinée et ouverte, une femme forte de sa détermination, faisant un pied de nez à la société qui ne sait que tenter d’entraver les déambulations des pèlerins de la vie en leur accrochant de lourdes chaines aux chevilles, qui ont noms entre autres convenances et traditions. J’ai apprécié une Fatou Diome Salie très honnête avec elle-même, avec sa famille, avec ses lecteurs et avec la société, ayant décidé que l’hypocrisie ambiante ne passera pas par elle, puisqu'elle préfère, crûment, dire la vérité et se trouver, plutôt que dissimuler ses mots sous le masque de la soumission/gentillesse et perdre son âme.


Fatou Diome est à la fois une humaine comme les autres, qui a accepté sa faiblesse et qui l’assume et une jeune femme d’une force exceptionnelle, aguerrie par les épreuves, dont la grandeur réside en ce qu’elle a pu se relever et rebondir, après avoir été violemment jetée à terre par les vicissitudes de l’existence.


Ce livre, c’est, sans en avoir l’air, beaucoup de valeurs rappelées, beaucoup de leçons apprises, une véritable mine de réflexions d’une haute portée philosophique.Avec Impossible de grandir, Fatou Diome vient confirmer un talent incontestable.


Pour ma part, j’ai trouvé à travers ce livre la réponse, ou une partie de la réponse, à  une question essentielle que je me pose très souvent, comme le font, je suppose, tous les écrivains : Pourquoi écrire ?


Ce livre m’a confirmé qu’en réalité, s’il s’agit bien d’écrire pour vivre sa passion, c’est aussi et avant tout écrire pour dire, mais également pour se dire ; c’est écrire pour partager certes, mais c’est surtout écrire pour se libérer, lorsque le trop plein d’émotions risque de causer l’étouffement. Il s’agit d’écrire, pour se retrouver…Pour dire vrai, sans avoir vécu le drame de Fatou Diome Salie, je me suis retrouvée dans chaque émotion qu'elle a exprimée ; j’ai confirmation de ce que je savais déjà : bien souvent, les écrivains ont la même histoire, déclinée certes en versions différentes en raison de la biographie personnelle de chacun et de chacune, mais essentiellement similaire, au regard de leur sensibilité et tenant compte des réalités intrinsèques qui varient d’une vie à une autre. A cet égard, pour tout écrivain en début de carrière, ce livre est une véritable source de motivations, qui prouve qu’il y a toujours moyen d’écrire quelque soit les profondeurs des entailles causées par le coutelas de la vie; qu’il y a toujours moyen de faire de la poésie, malgré la tragédie.


© 2014takianafissatoufall



Résumé:

Salie est invitée à dîner chez des amis. Une invitation apparemment anodine mais qui la plonge dans la plus grande angoisse. Pourquoi est-ce si « impossible » pour elle d’aller chez les autres, de répondre aux questions sur sa vie, sur ses parents ? Pour le savoir, Salie doit affronter ses souvenirs. Poussée par la Petite, son double enfant, elle entreprend un voyage intérieur, revisite son passé : la vie à Niodior, les grands-parents maternels, tuteurs tant aimés, mais aussi la difficulté d’être une enfant dite illégitime, le combat pour tenir debout face au jugement des autres et l’impossibilité de faire confiance aux adultes.

À partir de souvenirs personnels, intimes, Fatou Diome nous raconte, tantôt avec rage, tantôt avec douceur et humour, l’histoire d’une enfant qui a grandi trop vite et peine à s’ajuster au monde des adultes. Mais n’est-ce pas en apprivoisant ses vieux démons qu’on s’en libère ? « Oser se retourner et faire face aux loups », c’est dompter l’enfance, enfin.

Impossible de Grandir, Flammarion, mars 2013.


dimanche 15 décembre 2013

INVITATION


Amis lecteurs,




Je vous invite à la présentation publique de mon livre de poésie "Larmes d'une colombe apaisée", qui aura lieu le mardi 17 décembre à partir de
15 heures à la Foire du livre. 


Ce lancement se fera en même temps que
ceux de deux autres auteurs également publiés aux éditions Salamata :

- Abdourahmane DIALLO : Aux berges du savoir;

- Oumar el Foutiyou Ba : Suivi-évaluation.

Votre présence me fera très très plaisir.

TAKIA

dimanche 24 novembre 2013

[Les petits textes] : Démarche qualité



Il en est de la vie comme de la norme ISO 9001: il s'agit, au quotidien, d'enclencher et de mettre en oeuvre une dynamique d'amélioration continue des processus, avec comme viatique la règle des cinq zéros (zéro délai, zéro papier, zéro stock, zéro défaut, zéro panne) pour toujours livrer des produits conformes aux exigences des clients, dans le respect des dispositions réglementaires en vigueur ; en somme, essayer de tendre vers la perfection alors même que l'on sait bien qu'il est impossible de l'atteindre, du fait de notre humaine condition...et au bout de la démarche, la certification.

 ©2013TakiaNafissatouFall

dimanche 27 octobre 2013

Un auteur, Un livre, émission Yeewu Leen sur la TFM

Le mardi 08 octobre 2013, Takia Nafissatou Fall était l'invitée de l'émission Yeewu Leen sur la TFM, pour parler de son livre de poésie "Larmes d'une colombe apaisée".

Cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo :



Bon visionnage; xoxo

dimanche 25 août 2013

Souvenirs

Il y a quelques temps, j'avais été sollicitée pour participer à un Projet visant la promotion des poètes africains, qui souhaitait que j'envoie à cet effet un poème. 

C'est ainsi que j'ai rédigé au pied levé ce poème "SOUVENIRS" (voir texte ICI) ; avant de l'envoyer, je l'ai fait lire à une amie, poétesse "dont la vie est aussi vieille que le nom", qui l'a adoré et m'a demandé si je pouvais lui en offrir une copie, en me promettant une surprise. Je n'y ai pas vu d'inconvénient évidemment...et voici la surprise : elle a réalisé une très belle vidéo, agrémentée d'images magnifiques, avec en toile de fond une douce musique instrumentale....Je vous laisse apprécier.

Merci à celle "dont la vie est aussi vieille que le nom"!    (^_~)


 




dimanche 11 août 2013

Autosuggestions positives

Précision n° 1 : C'est un billet truffé de digressions, à forte connotation religieuse spirituelle, très orienté développement personnel, contenant quelques confessions (oui, oui, je me lâche un peu, et ça fait du bien), écrit assez n'importe comment, et s'ouvrant sur des précisions, sans que l'on ne sache vraiment où se trouve le début ; il peut donc être assez déroutant, mais vous êtes prévenus, et l'important est surtout d'en percevoir la substance ...

Précision n° 2 : J'appelle ceintures de sécurité les astuces auxquelles l'on peut recourir pour déjouer les pièges de l'angoisse existentielle, qui permettent de se maintenir en équilibre lorsque évoluant sur la corde oscillante du quotidien fait de hauts et de bas, l'on se surprend à être pris de spleen. 

1. D'abord,
dire que les ceintures de sécurité sont des encouragements adressés à soi-même dans les moments de déprime, des anses solides auxquelles s'accrocher lorsque souffle l'ouragan du doute, ou lorsque polluent l'esprit des interrogations sans réponses sur le sens de l'existence.

Au premier rang des ceintures de sécurité, il y a la foi Il ne s'agit pas là du fanatisme religieux ou de l'absence de discernement, mais plutôt de la spiritualité, de la méditation, de la contemplation (Voir autre billet ici). Dans la religion musulmane, beaucoup de versets du Coran ou de hadith (paroles prophétiques) peuvent servir de béquilles psychologiques sur lesquelles s'appuyer pour marcher droit dans la tempête des épreuves, pour faire preuve de sérénité face aux vicissitudes de la vie. 

Lorsque l'on nage dans les eaux saumâtres du découragement, il est important de se représenter le Créateur dans sa générosité parfaite, sa justice absolue, sa miséricorde immense et son infinie clémence; il est utile de garder à l'esprit qu'Il est la Paix et la Lumière, qu'Il est le dispensateur des bienfaits, qu'Il détient le pardon dans "sa main" et que Son ombre demeure un refuge sûr. Il est Celui qui sait ce qu'Il fait et qui sait tout. 

Il est aussi utile de se rappeler constamment que ce qui nous est destiné nous parviendra obligatoirement, et que ce que nous ratons ne nous est pas destiné, de garder à l'esprit que la vie ici bas est éphémère et que la vie future sera de toute éternité.

Le prophète (Paix et salut sur lui) a dit: "Tout dans la vie d'un croyant est bienfait. Si du bien lui arrive, il sera heureux dans sa vie; si du mal lui arrive, il patientera et Dieu le rétribuera au paradis". 

Une digression (vous aviez été prévenus) : Dans mon billet précédent, je disais que dans un hadith qoudsi, Dieu dit “je serai tel que mon serviteur croit que je doive être ». 

Qu’on s’accorde d’abord sur le fait que Dieu est un Etre d’Honneur, qui tient toujours ses promesses et qui ne décevra jamais quiconque place sa confiance en Lui. Sous ce rapport, à travers ce hadith,  le Seigneur nous donne l’assurance que si nous le percevons comme Bon, Miséricordieux ou Dispensateur d'abondance, il se fera un devoir d’honneur de correspondre à cette idée que nous avons de Lui…a contrario, le percevoir sous un aspect différent signifie s’inscrire dans une perspective de difficultés. Il convient donc juste de faire le bon choix.

2. Ensuite,
autres ceintures de sécurité, les pensées positives; véritables antidépresseurs, celles-ci permettent de retrouver le moral par le biais de l'autosuggestion. En ce qui me concerne, j'ai souvent recours aux affirmations positives suivantes, qui ont sur moi effet de bouffées d'oxygène d'optimisme. 

-     Ce n’est pas une question de vie ou de mort ; 
-   Dans tout au plus 100 ans, nous ne serons plus là, donc rien n’est important ;
-     Il en a été exactement comme Dieu l'a voulu.

Ceux qui me connaissent bien savent qu'il s'agit là de mes phrases fétiches, celles que j’ai pris l’habitude de répéter dans certaines situations compliquées, et qui m’aident à lâcher prise.

L’expression est lâchée : LÂCHER-PRISE. C’est là le mot magique.

Avant, j’étais une grande perfectionniste, une hystérique pour qui tout devait se passer dans les règles de l’art ; si les choses ne se déroulaient pas comme prévu, c’était une catastrophe. En conséquence, j’étais tout le temps stressée et tendue.

En sus de cela, j’étais une grande timide. OUI.  Je suis une ancienne timide. Je peux même dire qu’il subsiste toujours un fond de timidité en moi, mais je fais des efforts au quotidien, et j’ai fait beaucoup de progrès à cet égard (quand je vous disais que c'est un billet aux allures de confession).

Ainsi donc, cet état d’esprit (perfectionnisme et timidité) ne me rendait pas du tout service, et m’a maintes fois fait passer à côté de belles opportunités. Lorsque j’ai compris que cela ne faisait rien d’autre que me faire perdre du temps et des occasions, j’ai décidé de travailler cet aspect (j’y reviendrai dans un autre billet, peut-être...). C’est d’ailleurs ce qui m’a conduit à m’intéresser au développement personnel.

L’un dans l’autre, il s’est agi pour moi de comprendre qu’il est juste impossible de tout contrôler…qu’il n’y a d’autre choix que d’accepter les limites humaines
naturelles, la perfection étant une prérogative du divin.

Il était également urgent pour moi d’adopter une attitude positive, de me séparer des idées noires de faire le choix d’être optimiste plutôt que pessimiste, puisque face à une perspective, il y a 50 % de chance que tout se passe bien, et 50 % pour que le contraire se produise.  Alors, pourquoi partir défaitiste ? L’expérience a montré que quand on est dans un état d’esprit positif, les événements semblent s’enchaîner dans ce sens.  C’est d’ailleurs là le fondement de la pensée positive, prônée par tous les chantres du développement personnel,  tels qu’Emile Coué,  Louise Hay, etc.

3. Enfin,
quelques principes utiles à mettre en avant dans le cadre du développement personnel: 

a.       Comprendre qu’on n’est ni meilleur, ni pire : il est important de garder à l’esprit que chaque individu porte en lui « l’humaine condition ». Cela a le mérite de permettre de regarder son prochain avec les lunettes de la tolérance. Outre l’invitation à plus d’humilité, il s’agit d’une incitation à dépasser l’aspect superficiel et l’apparence physique, pour s’intéresser à l’essence de l’être, commune à tous. Cela étant, il sera plus facile d’être indulgent avec autrui, et ensuite avec soi-même. Victor Hugo a tout dit, alors qu’on lui reprochait, en tant qu'écrivain, de trop parler de lui-même (Le Moi si haïssable selon certains soi-disant bien pensant), en répondant  ainsi qu’il suit : « quand je vous parle de moije vous parle de vous. Comment ne le sentez-vous pas? Ah! insensé qui croit que je ne suis pas toi! ».

b.       Ne plus pas juger autrui : il s’agit du corollaire du principe précédent. Il est en effet facile de jeter la pierre à autrui. Or, par la loi du déterminisme, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les actions et réactions seraient les mêmes si nous étions placés dans les mêmes conditions. En se mettant à la place de l’autre, en essayant de comprendre les motivations profondes de ses actes, il est possible de se rendre compte qu’on n’aurait peut être pas agi différemment si nous avions vécu des réalités similaires. Laisser donc la prérogative du jugement à Dieu, qui connait mieux les desseins guidant les actes posés. Cela est d’autant plus important qu’il induira le PARDON. Il est en effet capital de pardonner d’essayer de pardonner
toutes les offenses reçues d’autrui, car cela participe au processus d’assainissement de la relation avec le prochain. La réconciliation avec ce prochain est un pas important dans le processus de réconciliation avec
soi-même.

c.       Ne plus pas se soucier du jugement d’autrui : même si cela n’est pas facile tous les jours, il est important d’être soi-même en toute circonstance, de vivre en aspiration avec ses convictions profondes, sous peine d’être condamné à mener une existence creuse et de  ressentir constamment un grand vide en soi.

d.       Etre indulgent(e) vis-à-vis de soi-même : c’est une étape très importante de la construction/reconstruction du moi profond, qui consiste à se pardonner, se convaincre que nul n’est parfait, et que les erreurs commises, tout comme les épreuves, sont nécessaires  à la construction de son être. De toute façon, comme disait l’autre, "chaque coup dur que nous inflige la vie est un pas de plus vers la sagesse". Ce faisant, on s’attélera à soigner toutes les blessures du passé afin d’envisager l’avenir avec sérénité et optimisme.

e.       Chercher à s’améliorer : Essayer petit à petit de se bonifier par rapport à son système de valeur, à sa religion, à la société, en travaillant sur la VOLONTÉ, qui est le moteur du dispositif. Pour cela, le plus rapide moyen est de se concentrer sur les aspects positifs des événements.

f.       Apporter sa pierre à l’édifice : Après avoir construit/guéri et reconstruit son moi profond, l’étape  suivante consiste à se départir de son ego et à s’oublier ; il y a tant de chose à faire pour la communauté…à quelque niveau que l’on se situe, il est possible de « faire quelque chose », qu’il s’agisse du citoyen le
plus anonyme  comme du dirigeant le plus haut placé, chacun proportionnellement à ses aptitudes et à ses moyens.  

© 2012takianafissatoufall

dimanche 7 juillet 2013

Ma poésie...





La poésie est d'utilité publique, car elle réussit miraculeusement bien à distiller des étincelles dans des regards éteints et à allumer des torches dans des cœurs obscurcis par les soucis.


Extrait de "Larmes d'une Colombe apaisée"

© 2012takianafissatoufall





vendredi 28 juin 2013

Hommage à Nelson Mandela


Le monde retient son souffle et prie, suspendu aux bulletins de santé de Nelson Mandela; et moi, j'espère de tout mon cœur qu'il vaincra la maladie et vivra encore d'autres belles années. La jeunesse africaine a encore besoin de son icône...

Souvenirs...

Chaque fois que j'évoque Nelson Mandela, il me vient immédiatement en tête une phrase surgie de très loin dans ma mémoire : "L'apartheid est un crime contre l'humanité". Plusieurs années scolaires durant, cette phrase a accompagné chacune de mes journées d'élève du cycle primaire puis de mon secondaire car elle était inscrite bien en évidence tout en haut du tableau noir. C'était au milieu des années 80. Je devais avoir entre 7 et 8 ans; et c'est comme si c'était hier.

Souvenirs...

L'on nous expliquait que dans un pays lointain au sud du continent africain, le peuple noir vivait dans sa chair les affres d'une politique de ségrégation  raciale instituée officiellement en 1948.  Je me souviens avoir détesté viscéralement Peter Botha, le président de l'Afrique du Sud d'alors...Je me rappelle avoir souhaité ardemment la libération de Nelson Mandela, emprisonné depuis 1963, justement pour résistance à l'apartheid.

Souvenirs...

Je me souviens...les images retransmises par l'unique chaîne de télévision de l'époque...les postes téléviseurs en noir et blanc...c'est ainsi que nous avons suivi les différents épisodes du combat des noirs d'Afrique du Sud contre les afrikaners-blancs.

Souvenirs...

"Angola, Mozambique, Zimbabwé, Bostwana and Zambie" ainsi déclamait Youssou Ndour... "Maputo, Soweto, Lesotho, Nelson Mandela"... Le chanteur se faisant l'écho des dirigeants africains et de la communauté internationale, appelait ses frères à s'unir pour lutter contre ce fléau et le bouter hors du continent : "nioune waa africa daniou wara bolo, [...] dimbali sunuy rew"*...

Souvenirs...

L'abolition de l'apartheid en 1991, sous la pression de la communauté internationale, alliée à la lutte des résistants ainsi qu'à la volonté d'une grande partie des afrikaners. L'Afrique a vibré de joie, et nous étions en liesse. 

Souvenirs...

Nous étions jeunes, certes, mais il ne nous échappait pas que Mandela était une source de motivation pour chaque africain; et les longues années de détention pour la cause avaient fini de nous convaincre qu'il est un symbole. 27 ans d'incarcération, un engagement toujours vivace, un militantisme placé sous le signe de négociations pacifiques en vue d'une réconciliation nationale, et puis le Prix Nobel de la Paix... il fallait le faire!

Nous étions moins jeunes en 1994, lorsque Nelson Mandela, le symbole de la résistance à l'oppression et l'incarnation de la Victoire, devint président, premier noir à accéder à ce poste. Quel parcours atypique que le sien: Plus d'un quart de siècle passé dans les gouffres sombres des prisons, et accéder aux sommets pour la présidence de l'Afrique du Sud...avant de sortir par la grande porte. Qui l'eut prédit ? 

Pour chaque africain, Nelson Mandela est un vivificateur d'espoir; il est la preuve que dans la vie, tout est possible, il suffit d'y croire...

© 2013takianafissatoufall

* nioune waa africa daniou wara bolo, dimbali sunuy rew : Nous les africains devons nous unir pour le salut de l'AFrique.

 
 
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